![]() Yoshua Tanzanie 13 Jun. 2004 |
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Programme de formation de leaders - Leadership Development Program (LDP)pour jeunes de 16 ans jusqu’à la fin de leurs études. But: former des jeunes issus de la pauvreté à être des leaders dans leur paysActuellement, nous encadrons plus de 2'000 étudiants dans le monde. Le taux de réussite de fin d’études est de 96%. Les bénéficiaires de ce programme couvrent les frais supplémentaires par leurs propres moyens. Tous ces étudiants sont d’anciens enfants de Compassion qui ont connu la grande pauvreté.
Ce programme comprend les éléments suivants :
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Hellen Montero (Equateur)
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«C’est en revenant à Dieu que j’ai eu l’idée de viser le programme LDP. Dieu a toujours été avec moi!»
Je m’appelle Hellen Evelyne Montero Zambrano. J’ai trois sœurs et deux frères. Mes parents nous ont toujours emmenés à l’église avec eux. Je connais donc la Bible depuis mon plus jeune âge. |
| Elle m’aidait dans mes devoirs scolaires et m’enseignait les principes bibliques. Mes premiers parrains étaient américains. Comme mes parents n’avaient pas assez de moyens pour payer les études de tous leurs enfants, j’ai eu le privilège de recevoir une bourse d’études. Un jour à l’école du dimanche, alors que j’avais douze ans, notre moniteur a demandé: «Aimeriez-vous accepter Jésus comme votre sauveur?». Nous sommes plusieurs à avoir dit oui. Je me suis sentie très heureuse et reconnaissante de ce qu’il avait donné sa vie pour moi. Ma vie a changé. Dieu y est entré progressivement. Il ajoutait ce qu’il fallait ajouter et enlevait ce qu’il fallait enlever. |
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Toutefois, entre quatorze et seize ans, j'ai connu une période difficile. J’ai cessé de communiquer avec mes parents. J’ai aussi arrêté de prier. Je ne me sentais pas bien dans ma peau et quelque chose me disait qu’il fallait revenir dans les bras de ceux qui m’ont donné la vie. Ces difficultés, personne à part Dieu ne les connaissait. Parfois, je pleurais et je le sentais Dieu me dire: «Tu te sens seule. Approche-toi de moi et je ferai le reste». Un jour, j’ai décidé de recrocher avec Dieu. Je voulais être sincère. Je lui ai demandé pardon pour tout. Je sentais que Dieu guérissait les blessures de mon cœur. J’ai compris qu’il m’a choisie depuis la création du monde. J’ai aussi entrevu un avenir pour moi dans le programme de formation de leaders (LDP).
LDP comprend un soutien financier pour des études universitaires et une formation supplémentaire pour développer ses capacités à diriger, assumer des responsabilités et lancer des projets. Je voulais m’investir dans mon quartier auprès des enfants, des jeunes et des personnes qui ont besoin d’aide. J’ai donc postulé mais je n'étais pas du tout certaine d’être prise. Car la sélection est rude. Mais j’ai mis ma foi en Dieu. Après plusieurs entrevues, dont la dernière à Quito, la capitale, ma directrice m'a annoncé que j'étais reçue.
Je n'aurais jamais imaginé faire partie un jour du programme LDP. Mais mes pensées ne sont pas celles de Dieu. Je suis sûre qu’il a des intentions pour tous ceux qui veulent se surpasser.
Au centre d'accueil où Hellen apporte son aide
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A l'Université
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J’apprends beaucoup dans cette formation. Je crois que c’est le début de ce que Dieu a préparé pour moi. C’est pour cela que je veux terminer cette étape avec succès. Hellen Montero (Equateur) |
Alfredo Castillo (Equateur)
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«Le programme LDP m’aide beaucoup. C’est comme une grande famille». Je m'appelle Alfredo Geovanny Castillo Espinoza. J'ai été accueilli au centre de Compassion «Cantôn Milagro» de ma ville et reçu un parrainage. Nous vivions dans une petite maison en roseau couverte de plastique. Ainsi se présentait notre humble foyer. Plus tard, nous avons construit en dur. Le centre d'accueil était d’une grande aide. J’ai appris les choses qui plaisent à Dieu. Ma maman est devenue chrétienne, mais pas mon père. Il n’aimait pas cela. C’est là que les soucis ont commencé. Quand maman voulait aller à l’Eglise, papa s’y opposait. A ce moment-là, j'étais le seul enfant de la famille. |
Mes deux frères et ma sœur sont nés plus tard. Quand j’allais au collège, mon père a commencé à boire beaucoup. Les problèmes se sont accumulés.
J'ai ensuite gagné ma vie en faisant du commerce de fertilisants et d’insecticides et en transportant de la nourriture. A cause de la situation à la maison, mes grands-parents m’ont recueilli. C’est grâce à eux que j’ai pu terminer le collège. Je rendais aussi visite à ma mère et mes frères et sœurs. Ils vivaient seuls, sans mon père et sans aide.
Deux semaines avant mon 16e anniversaire, j’ai reçu un coup de fil de ma tante. Mon père avait eu un accident. Je l’ai retrouvé à l’hôpital, dans un brancard, laissé à lui-même. Il m’a dit qu’il allait mourir et que je devais m’occuper des autres. Je pleurais et je lui ai dit que non. Je me suis mis à prier Dieu. Je lui ai demandé de nous laisser notre père, car nous étions encore trop jeunes; nous avions besoin de lui et malgré ses erreurs, Dieu l’aimait.
A ce moment, les médecins sont arrivés. Je suis parti car il était tard. Une sortie était prévue avec tous les garçons parrainés du centre d'accueil. J’avais l’assurance qu’à mon retour, je retrouverais mon père en bonne santé. Depuis ce moment, ma foi est forte.
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Alfredo, sa maman et son plus jeune frère |
Alfredo, ses deux frères et sa sœur
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Alfredo et son père |
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J'allais trois fois par semaine à la campagne pour la pratique. J’ai choisi de faire des études dans l’agriculture. J’étais aux champs depuis tôt le matin jusqu’à 16 heures. Je revenais chez mes grands-parents vers dix-sept heures. Grâce à eux, j’ai terminé mon baccalauréat.
J’ai eu le soutien de ma tante et de toute la famille du côté de ma mère, elle qui est restée persévérante durant toutes ces années. Elle disait qu’un jour Dieu frapperait à la porte du cœur de mon père et qu'il le changerait. Cela s’est effectivement produit et ma famille est maintenant réunie.
Au centre d'accueil, on m’a parlé du programme LDP pour les étudiants. Je remplissais toutes les conditions. J’ai eu quatre entrevues, dont une à Quito. En voyant tous les jeunes qui s'inscrivaient, j’étais un peu démotivé, mais j’ai mis ma confiance en Dieu. J'étais tellement heureux le jour où l'on m'a annoncé que j'étais reçu!
Lorsque je suis entré à l’Université, j’étais un peu nerveux car tout était différent. J’ai dû m’adapter. Le programme LDP m’aide beaucoup. C’est comme une famille. Je les aime beaucoup. Compassion International est pour moi une grande famille pleine d’amour. Je leur en serai toujours reconnaissant.
Alfredo Castillo (Equateur)
Tamirat Wolde (Ethiopie)
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Tamirat est né à Addis Abeba le 10 mars 1989. Il a une sœur aînée, Hirute et un frère cadet, Besegawe. Il vit à Mekanisa, dans un quartier pauvre de la capitale. Son papa travaille comme gardien de l'église et il gagne en moyenne CHF 35.- par mois.
Ses parents le prénomment Joseph à sa naissance. Lorsqu'il a deux ans, il est gravement brûlé lors d'une cérémonie de café et on le transporte en urgence à l'hôpital. Pendant plusieurs jours, il va rester dans le coma et ses parents vont prier constamment pour lui. Lorsqu'il se réveille, ses parents décident de changer son nom et l'appellent Tamirat, ce qui signifie "Miracle".
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Lorsqu'il a sept ans, Tamirat, qui fait partie des enfants de l'Eglise, est invité à rejoindre le programme de parrainage de Compassion. C'est une marraine américaine, Katy, qui va le soutenir tout au long des années qui suivent. Tamirat est heureux chaque fois qu'il reçoit une lettre de sa part et il aime lui répondre. Il aime étudier les maths et l’histoire et pendant son temps libre, comme beaucoup de jeunes, jouer au football. Chaque soir, avec ses parents, son frère et sa sœur, ils lisent la Bible et prient.
A neuf ans, alors qu’il lit le passage de l'Evangile de Jean 1,12, Tamirat donne sa vie à Jésus. Il va grandir progressivement dans sa vie spirituelle et aime participer aux activités avec les autres enfants de son âge. Après avoir effectué six années d’école primaire et six années d’école secondaire, il arrive au terme du programme de parrainage.
Ses résultats étant très bons, il passe les examens pour entrer à l’université. Il entre en section langue et choisit le français. Il y a environ deux cents étudiants qui prennent des cours de français sur le campus universitaire. Dans sa classe, ils sont vingt. A côté de ses études universitaires, il prend des cours pour devenir guide touristique. Engagé dans son église locale, Tamirat y joue du piano et il conduit un groupe d'étude biblique.
Tamirat (en pull rouge) avec d'autres étudiants LDP et une équipe du Service d'Entraide et du Liaison.
Je désire parrainer un étudiant du programme de formation de leaders de Compassion!


















